Salle Aung San Suu Kyi

Salle sympathique, située au 1er sous-sol, prèsdu hall d’entrée Bruno Manzer, d’une capacité de 20 à 25 personnes est parfaite pour des conférences de presse et réunions.

Tarifs: Associations CHF 70.- | Privé CHF 95.-

 

Aung San Suu Kyi (Rangoun, 1945)

Prix Nobel de la Paix 1991

Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime…

Dans un système qui dénie l’existence des droits humains fondamentaux, la peur tend à faire partie de l’ordre des choses : peur d’être emprisonné ou torturé, peur de la mort, peur de perdre ses amis, sa famille, ses biens ou ses moyens de subsistance, peur de la pauvreté, de l’isolement ou de l’échec. Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. Un peuple assujetti à une loi de fer et conditionné par la crainte a bien du mal à se libérer des souillures débilitantes de la peur. Mais aucune machinerie d’Etat, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’état naturel de l’homme civilisé. Aung San Suu Kyi

Née à Rangoun en 1945, fille du Général Aung San, leader de la libération de la Birmanie face aux colons britanniques, Aung San Suu Kyi est depuis 1988 le symbole de la résistance démocratique contre la junte militaire birmane.

Influencée par la philosophie et les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, Suu Kyi est fondatrice de la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Parce qu’elle a le courage de s’opposer au régime militaire birman, elle se voit assignée à résidence en juillet 1989. Une année plus tard, son parti remporte les premières élections démocratiques en obtenant 82 % des sièges au parlement birman. La junte refusera pourtant d’entériner ces résultats et ne fera qu’accentuer la répression et les persécutions vis-à-vis de l’opposition et des minorités ethniques.

Diplômée de l’Université d’Oxford en philosophie, sciences politiques et sciences économiques, Aung San Suu Kyi reçoit en 1990 le Prix Thorof Rafto pour la défense des Droits de l’Homme décerné par la Norvège et le Prix Sakharov pour la liberté de pensée décerné par le Parlement européen.En 1991, l’Académie d’Oslo lui attribue le prestigieux Prix Nobel de la Paix.

Grâce à ce prix, le combat d’Aung San Suu Kyi va désormais être connu du monde entier. Comment cette femme hors du commun tire-t-elle la conviction et la force qui, depuis 13 ans, lui permettent de mener, avec un héroïsme tranquille, le plus inégal des combats contre la junte au pouvoir en Birmanie ? Comment parvient-elle à refuser la provocation, la peur, la haine ? Comment, face aux brimades quotidiennes, réussit-elle à garder cette extraordinaire mesure, ce courage inébranlable ?

La salle Aung San Suu Kyi est ouverte à la Maison des Associations, alors qu’une importante manifestation est sur le point d’être organisée dans le monde entier pour fêter les dix ans de l’attribution du Prix Nobel de la Paix.

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